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Oum El Bouaghi : Aïn Fakroun, le nouveau paradis des « fringues »

samedi 19 septembre 2009, par karim

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Oum El Bouaghi : Aïn Fakroun,

le nouveau paradis des « fringues »

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Des nuées de familles, de plus en plus compactes depuis la mi-Ramadhan, affluent quotidiennement au marché des vêtements de Aïn Fakroun, une localité que rien ne semblait prédestiner à un rôle de pôle commercial spécialisé dans l’habillement.

Des nuées de familles, de plus en plus compactes depuis la mi-Ramadhan, affluent quotidiennement au marché des vêtements de Aïn Fakroun, une localité que rien ne semblait prédestiner à un rôle de pôle commercial spécialisé dans l’habillement.

A l’approche de l’Aïd El Fitr (les chérubins piaffant d’impatience pour découvrir leurs habits neufs), et devant l’impossibilité pour les parents d’échapper à la traditionnelle « saignée », il ne faut surtout pas, pour rallier le souk de Aïn Fakroun, adopter une démarche de… tortue.

Il est en effet conseillé d’arriver tôt pour réaliser de bonnes affaires. Devenue en quelques années le second pôle commercial de l’Est après le marché de « Dubaï » (El Eulma), la bourgade Aïn Fakroun (Oum El Bouaghi), située à une cinquantaine de km de Constantine, exerce un attrait irrésistible sur les familles à faibles revenus, mais aussi sur les familles aisées. Kahina Ferrah, une jeune avocate constantinoise, soutient, en effet, qu’au delà des prix abordables pratiqués ici, ce sont surtout la disponibilité et le large éventail de produits proposés qui sont « importants ».

Qu’il pleuve ou qu’il vente, Aïn Fakroun est devenue une véritable plaque-tournante du textile et des « fringues » en tous genres, au point où l’on pourrait aisément, sur les parkings environnants, « organiser un concours de géographie algérienne avec les plaques minéralogiques des voitures ! », comme le glisse avec humour Amar Nasri, venu spécialement de Souk-Ahras, flanqué de son épouse et de ses trois enfants.

Plus qu’un marché de détail, Aïn Fakroun approvisionne aujourd’hui de très nombreux commerçants de tout l’Est algérien qui revendent, à leur tour, de Sétif à Annaba, en passant par Aïn Beïda, Constantine ou Batna, les produits importés du Sud-est asiatique, de Turquie et de nombreux autres pays d’Europe.

A l’avènement du mois sacré de Ramadhan, ce marché n’a eu de cesse de se remplir. Du matin jusqu’à la fin de l’après-midi, d’interminables files de voitures « envahissent » les artères de Aïn Fakroun, engageant tous les commerçants, quelle que soit leur activité, à soigner leurs vitrines pour bénéficier des contrecoups de cette formidable affluence.

Au marché de Aïn Fakroun, tout est bon à prendre. Des vêtements aux chaussures, il y en a pour toutes les bourses, tous les goûts et tous les âges. Les mères de familles, notamment, semblent particulièrement heureuses de pouvoir négocier (après l’avoir enfin déniché) le prix du « fameux » tablier scolaire, cédé entre 700 et 800 dinars dans les échoppes de leurs villes.

Ravie d’avoir obtenu pour 550 dinars un tablier bleu pour son rejeton de 12 ans qui vient de passer en 1ère année moyenne, Mme Abla M., venue tout spécialement de Guelma, se précipite vers la voiture de son mari comme si elle craignait que le vendeur ne change brusquement d’avis !

Devant une demande croissante et une offre prolifique, pour un pouvoir d’achat qui reste bien « maigre », la wilaya de Oum El Bouaghi vit, grâce à Aïn Fakroun, mais aussi Aïn M’lila, le « temple » voisin de la pièce de rechange, une véritable « renaissance » économique.

Les commerçants de Aïn Fakroun, en bons « businessmen », vont jusqu’à assumer les démarches « d’exportation » de leur marchandise vers le centre et l’Ouest du pays. « Ils sont bien obligés de le faire, puisque, comme vous le voyez, les étalages, les hangars et les rues de la ville ne parviennent plus à contenir tous les produits importés, malgré les tonnes écoulées chaque jour », s’exclame Mourad Attef, un jeune « shopper » venu de Constantine. En dépit de la réputation économique florissante de cette région, le problème lié à la gestion de ce marché n’a cependant pas encore été réglé, notamment en matière de régulation des flux enregistrés chaque jour.

Cela met un sacré bémol à la satisfaction ambiante, surtout que les espaces réservés au stationnement se font de plus en plus rares, tandis que l’éclairage et la clôture font encore défaut. « Qu’à cela ne tienne, ça marche et chacun trouve son compte ! », lance Mokhtar Sbaï, un père de famille qui a fait le déplacement depuis Mezloug (Sétif) et qui a du mal à caser aussi bien ses 8 enfants dans l’habitacle de la voiture que son lourd barda de vêtements dans le coffre.

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