Nucléaire : l’Algérie vend ses gisements d’uranium

, par  karim , popularité : 3%

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Nucléaire :

l’Algérie met en vente huit gisements d’uranium

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Pour la première fois de son histoire, l’Algérie met en vente des gisements d’uranium. L’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a lancé, dimanche 9 août, un permeir appel à mainifestation d’intérêt pour la huit sites d’uranium, situés dans la wilaya de Tamanrasset. Comme dans le pétrole et le gaz, les candidats préqualifiés devront s’associer avec Sonatrach pour participer à l’appel d’offres d’attribution des gisements qui sera lancé le 6 septembre prochain, a indiqué l’ANPM.

L’Algérie cherche à connaître avec exactitude les capacités de ses gisements d’uranium et préparer leur exploitation en prévision du lancement d’un programme de construction de centrales nucléaires civiles pour la production d’électricité. La première centrale devrait être construite à l’horizon 2020, selon les prévisions officielles.

Plusieurs pays notamment la France, la Chine, les Etats-Unis et la Russie s’intéressent à l’uranium algérien et cherchent à obtenir des contrats de construction de centrales nucléaires civiles en Algérie. Le ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil, a révélé, il y a quelques semaines, que le gouvernement devra trancher le choix du pays qui fournira à l’Algérie l’uranium enrichi.

L’Algérie ne dispose pas de la technologie lui permettant d’enrichir seule l’uranium pour l’utiliser comme combustible nucléaire. Elle n’envisage pas d’investir dans ce domaine par souci d’éviter les problèmes politiques auxquels sont confrontés les Iraniens avec les grandes puissances occidentales, notamment les Etats-Unis. Les Américains et les Européens veulent exercer un contrôle strict sur les activités d’enrichissement d’uranium pour ne pas permettre aux pays qui souhaitent acquérir la technologie nucléaire civile, de se doter d’armes atomiques.