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Gardes du corps : Une vie consacrée à celle des autres

dimanche 12 février 2017, par karim

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Gardes du corps :

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Une vie consacrée à celle des autres

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La mission de protection des personnalités est très délicate et difficile surtout lorsqu’il s’agit de personnalité en vue. La sécurité présidentielle diffère de la garde particulière des ministres d’état et autres hauts responsables.

La garde des ministres relève de la police mais leur vie est loin d’être ordinaire et elle est assujettie à une ligne rouge qu’elle ne peut franchir car il est question de la vie des autres, des décideurs. Une quelconque erreur peut menacer la sécurité de tout l’état donc il n’y a point de place à l’erreur, la négligence et l’insouciance.

www.fkirina.com a essayé d’en savoir plus sur ceux qui exposent leur vie au danger en échange de la sécurité des autres.
Etant donné que ces personnes doivent rester "à l’ombre" pour des considérations sécuritaires, nous n’avons pu avoir que ces informations relatives aux conditions de leur recrutement et leur devoir qui se résume en une seule mission : protéger la personne visée et mourir à sa place sans avoir recours aux armes dans la plupart des cas.

La mission de protection et de l’accompagnement des personnalités incombe à la direction générale de la sûreté nationale conformément aux lois qui fixent l’organisation de ces missions au bénéfice des personnes qui y ont droit.

La protection du président, du chef du gouvernement, des ministres de souveraineté et des présidents du parlement et du conseil de la nation relève de la sécurité présidentielle.

Le ministère de l’intérieur est chargé d’organiser la protection des personnalités et de désigner la garde et les accompagnateurs. Il s’occupe également de la formation, des entraînements, de la surveillance de ces accompagnateurs et l’évaluation de leur niveau de prestations et de discipline.

Ceux-ci ne doivent pas porter d’armes à feu dans les endroits publics tels les marchés, les hôtels et les cafés ; montrer leur arme à travers les vitres ou les portières des voitures, ou pénétrer régulièrement dans des institutions sécuritaires, militaires ou gouvernementales munis d’armes à feu.

Le nombre d’accompagnateurs varie entre 5 et 2, selon l’importance et la fonction de la personne protégée, depuis le chef de gouvernement, les walis, aux chefs de partis politiques en passant par les directeurs de journaux et de banques.

La garde des ministres…des policiers à salaire égal et à devoirs différents

Qui sont ces accompagnateurs ? Ils se différencient du protocole. Tous se posent toujours la question sur leur identité, tous les voient protéger les ministres, portant des lunettes noires et des complets classiques…
Selon les informations obtenue, ces gardes relèvent de la direction des renseignements généraux qui dépend de la direction générale de la sûreté nationale. Ils ont rejoint les écoles de formation de la police avant d’être affectés au service de la protection des personnes se trouvant à Ben Aknoun à Alger. Ils ont suivi une formation de seulement trois semaines alors que cette spécialisation n’existe pas dans les écoles de police. Les membres de la police sont intégrés dans le service sus cité sur des critères précis, comme la constitution physique et la personnalité de l’individu, où les techniques de protection rapprochée leurs sont inculquées.

Ils suivent une formation continue et au terme de la session, ils sont répartis dans différents services et ministères et portent généralement le titre d’auxiliaires de sécurité, officiers et inspecteurs de police. Ils perçoivent leurs salaires de la DGSN comme les fonctionnaires qui travaillent dans les différents services de la police et touchent une prime d’habillement qui ne dépasse pas les quatre mille dinars de la part des ministères et des directions auxquels ils ont été affectés. Ils doivent en effet s’astreindre à une tenue classique avec cravate. La plupart portent des lunettes noires empêchant autrui de suivre la direction de leurs regards.

Téléphone portable interdit et à chacun une mission bien précise

Ces gardes doivent toujours être aux aguets et s’attacher aux pas des ministres. Chaque ministre dispose d’une protection rapprochée et les autres accompagnateurs changent selon la permanence. Il leur est interdit d’utiliser le téléphone mobile durant les heures de travail et utilisent par contre un appareil spécial pour leurs communications. Ils ne quittent leur poste que lorsque le ministre rejoint son domicile et sont astreints au secret professionnel. En cas de fautes "légères", ils sont affectés, par mesure disciplinaire, dans d’autres services, dans des wilayas éloignées.
Le garde doit garder tous les secrets du responsable qu’il est chargé de protéger. A force de le suivre partout, il est considéré comme "la boîte noire", dépositaire de toutes les informations professionnelles et familiales.

Une voiture en cadeau de mariage !

La sécurité présidentielle comprend entre 3 et 64 membres qui suivent un entraînement très spécifique. Certains milieux ont fait état de la générosité de l’ancien président Liamine Zeroual qui était très humain avec son garde personnel surtout durant la période difficile que traversait alors le pays sur le plan sécuritaire.
Un de ses proches a révélé qu’il a pris en charge une parente d’un de ses gardes de son propre argent. Il a aussi offert une voiture à un autre en cadeau de mariage.

Des proches du milieu de la présidence de la république ont rapporté que le président Bouteflika est très rigoureux et appréciait le travail de sa garde durant ses sorties sur le terrain. Nos sources racontent que l’un des gardes principaux a pleuré, en accompagnant le président à Boumerdès en 2003, à la vue du corps d’une fillette décédée quelques heures après le séisme. Il est resté figé sur place et n’a pu endiguer ses larmes.
Les gardes personnels se distinguent par la rigueur et la vigilance mais ceux sont aussi des citoyens qui ont des familles, des enfants… la différence est qu’il leur est demandé de renoncer à tout y compris leur vie…

Vos commentaires

  • Le 10 novembre 2011 à 13:48, par mimi En réponse à : Gardes du corps : Une vie consacrée à celle des autres

    je partage la vie d’un garde corp depiu 03 ans je vous asur ke je laime plus ke ma vie mais au final son boulo il la dans le sang je doit fair un chois au bien acepté de cette vie inférnal au bien entéré cette amour mais sans lui je ne serai plu moi meme...

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