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Qui est Gina Haspel, la déjà controversée nouvelle patronne de la CIA ?

Cette ancienne espionne de 61 ans est impliquée dans le scandale des tortures perpétrées par l’Agence après les attentats du 11-Septembre. Elle sera la première femme à diriger la CIA.

mercredi 14 mars 2018, par karim

A peine nommée, déjà critiquée. Gina Haspel est la première femme à prendre la tête de la CIA. Elle a été choisie, mardi 13 mars, pour remplacer l’ancien directeur, Mike Pompeo, nommé par Trump au poste de secrétaire d’Etat. Mais le passé de cette ancienne espionne de 61 ans fait polémique.

Une espionne expérimentée
Spécialisée dans les opérations clandestines, cette espionne américaine a rejoint l’agence en 1985 et a servi dans plusieurs endroits du monde, notamment à Londres à la fin des années 2000. "Gina est une espionne exemplaire et une patriote dévouée qui apporte plus de trente ans d’expérience dans l’agence. Elle est aussi une dirigeante expérimentée avec une aptitude fantastique à faire les choses et inspirer ceux qui l’entourent", déclarait Mike Pompeo en la nommant numéro 2 de l’agence il y a un an.

Trois anciens directeurs de la CIA et d’autres responsables, dont James Clapper, ancien directeur du renseignement américain, lui avaient apporté leur soutien. En revanche, deux sénateurs démocrates avaient fait part de leurs réserves sur sa nomination dans une lettre au président Donald Trump. "Son parcours fait qu’elle n’est pas adaptée pour ce poste", estimaient les sénateurs Ron Wyden et Martin Heinrich.

Impliquée dans le scandale des tortures
Son parcours, justement, est marqué par le scandale des tortures perpétrées par l’agence après le 11-Septembre. Nommée en 2013 à la tête du Service national clandestin de la CIA, Gina Haspel avait été remplacée après seulement quelques semaines, apparemment en raison de doutes sur sa responsabilité dans la mise en place, après le 11 septembre 2001, de prisons secrètes à l’étranger où des méthodes comme la simulation de noyade, assimilée à de la torture, étaient employées pour interroger les suspects.

Selon le Washington Post, à l’époque, Gina Haspel avait "géré une prison secrète en Thaïlande où les détenus étaient soumis à des simulations de noyade et à d’autres mauvais traitements". Le quotidien américain affirmait que Gina Haspel avait aussi été impliquée dans la destruction, en 2005, de vidéos compromettantes sur ces techniques "d’interrogatoire poussé" appliquées sur plusieurs détenus en Thaïlande. Les avocats de ces détenus, membres présumés d’Al-Qaïda, souhaitaient récupérer ces vidéos pour les présenter devant les tribunaux.

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