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L’UNIVERSITÉ ALGÉRIENNE

dimanche 5 novembre 2017, par karim

Permettez-moi de vous livrer le fonds de ma pensée sur la question de devenir de nos « illustres universités » dont le niveau ne cesse de baisser à la vitesse grand « V ». Et pour avoir une idée sur la valeur de nos « universités » il suffit de consulter les classements internationaux des universités pour voir les notre trainer bien derrière des pays qui ne disposent même pas du 1/10ème des moyens financiers qui sont annuellement réservés à ces institutions qui ne cessent de plonger vers les abysses de la médiocrité.
Je reconnais volontiers que je n’ai pas les compétences pour juger d’un secteur que je n’ai, malheureusement, pas eu la chance de fréquenter, mon niveau d’éducation n’est guère supérieur à un modeste BEG décroché en 1966, mais, Dieu merci, j’ai eu la chance de suivre le cursus de mes six enfants que, par la grâce d’Allah, ont tous eu la chance de fréquenter ces universités que je critique en connaissance de cause et cela me donne le droit d’exprimer le jugement d’un père de famille qui regrette amèrement de constater le naufrage de tout un système éducatif décadent.
Revenons à nos moutons, comme dirait, l’autre ! Contrairement à ce qu’on peut croire, l’origine du mal dont souffre « l’université algérienne » est plus profond et très complexe. Malheureusement, ce n’est pas « l’université » qui est gravement malade, mais tout le système éducatif algérien. Les racines du mal tirent leur existence depuis l’école primaire et s’étendent jusqu’à « l’université » et même plus loin après. Je m’explique !
En effet, le sabotage systématique du système scolaire commence avec l’avènement de l’école fondamentale et les contraintes qui l’avaient accompagnée. Ça commence par la fixation des taux de passage et des taux de réussite à l’examen de sixième, puis aux autres paliers et autres examens. Ça a commencé avec le passage quasi systématique des élèves ; même les cancres étaient poussés de force vers la classe supérieure alors qu’ils n’avaient ni le niveau, ni les moyens et encore moins la volonté d’étudier.
Si les licenciés d’aujourd’hui sont des nullards et des analphabètes trilingues, ce n’est pas, par hasard, mais c’est les conséquences de la politique populiste qui consistait à faire en sorte que l’école algérienne ait l’apparence d’une école qui fait des miracles alors que c’est le contraire qui est constaté sur le terrain.
Malheureusement, comme dans tous les domaines – (Education, formation professionnelle, commerce, agriculture, industrie, tourisme, social, sanitaire, etc. …)- ni le mensonge, ni la démagogie, ni la propagande, ni la désinformation, ni la fuite en avant, ni le népotisme, ni toutes les ruses du monde et tous les stratagèmes machiavéliques ne permettent de construire un pays ; seuls le travail, la confiance réciproque et la vérité seront capables de sauver le pays de la catastrophe qui le guette, mais je sais que ce n’est certainement pas avec les actuels dirigeants du pays qui accepteront de le faire parce qu’ils savent que cela ne peut que les discréditer aux yeux du peuple algérien.
Et quels seraient les solutions salvatrices me diriez-vous ? Je n’en vois pas beaucoup, mais j’en propose celles qui me paraissent dignes d’intérêt : (La liste des propositions n’est pas exhaustive. …)
– Bannir le populisme et rendre à l’école son rôle majeur qui consiste à donner les principales bases pour l’Algérien de demain.
– Revoir les méthodes de réussite aux examens et de passage en classe supérieure.
– Bannir les taux de passage et de réussite aux examens. (Ne réussiront aux examens que les élèves méritants, les autres seront orientés vers la vie active.)
– Le système des orientations est à revoir dans sa globalité. (Taux de passage, moyennes d’admission, exclusions, formation professionnelle, etc. …)
– Réouverture des centres de formation professionnelle et les lycées techniques. (Ils accueilleront les élèves qui ont des prédispositions pour faire un métier !)
– Seuls les élèves avec un niveau d’éducation digne de ce nom seront orientés vers les universités.
– Rouvrir les écoles normales et les ITE pour la formation des futurs enseignants qui doivent impérativement passer par ces centres de formation.
– Seuls les meilleurs bacheliers seront orientés vers cette formation des futurs éducateurs qui doivent bénéficier de tous les égards à cause de leur statut particulier de futurs cadres chargés de FORMER et de donner les bases aux futurs algériens.
– Pour réussir à glaner et attirer le plus de candidats vers ces écoles normales et ces ITE, l’Etat doit leur réserver les meilleures grilles de salaires possibles.
– Etc. …
Ce sont là quelques unes parmi les propositions que j’ai jugées dignes d’intérêt et comme la liste n’est pas exhaustive, je laisse le soin à mes compatriotes pour la compléter et pour dialoguer sur un problème majeur qui mérite que les Algériens pétris de patriotisme acceptent de s’y pencher, d’autant plus que c’est une cause noble que de disserter sur un sujet aussi complexe que celui du système éducatif dans sa globalité.
Je remercie toutes celles et tous ceux qui, parmi mes compatriotes, prendront la peine de me lire et de partager ou non mes idées. Encore merci et bonne journée. Elbordji.

Belkacem ELBORDJI

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