Le général Toufik rétorque à Saadani : « wine kountou ya kherfane ki kouna h’na jezzara »

, par  karim , popularité : 10%

Le devoir de réserve rompu récemment par le général de corps d’armée Toufik a provoqué des réactions très diverses au sein de la classe politique et de la société algériennes.

En effet, le courrier qu’il a transmis à quelques journaux nationaux, et dans lequel il dénonçait l’acharnement de la justice sur son fidèle compagnon, le général Hassan, condamné récemment à 5 ans de prison, a poussé quelques grandes gueules à s’ouvrir pour essayer de le remettre à sa place.

Parmi eux, le SG du FLN, Amar Saadani qui n’a pas mâché ses mots envers l’ancien patron du DRS, le qualifiant lors d’un point de presse de lâche, et de fouteur de trouble qui met en doute la transparence de la justice algérienne.

Il est allé même jusqu’à se moquer de lui en reprenant la chanson du grand Abdelhalim Hafez « je me noie, je me noie » pour signifier que l’ex. Tout puissant homme d’Algérie était en train de se noyer en publiant une lettre pareille.

A son tour, le général Toufik, qui a été destitué de tout pouvoir, vient de répliquer à Saadani d’un cinglant « wine kountou ya kherfane ki kouna h’na jezzara » (où étiez vous, vous les agneaux, quand nous étions nous des bouchers), célèbre proverbe algérien employé à l’encontre d’une personne qui se targue d’avoir plus de pouvoir aujourd’hui, alors que par le passé, elle n’était rien du tout face aux personnes qu’elle attaque.

Il faut rappeler que Saadani, est devenu en l’espace de quelques années, et grâce à son allégeance envers le frère du président Bouteflika, un homme puissant, capable de parler librement et sans aucune retenue, des adversaires du président. Il est devenu en quelques sorte, le pitbull de Said Bouteflika qui le lâche dès qu’une menace se fait sentir. Il a été le premier à critiquer, sur commande de Said, le général Toufik alors qu’il était encore patron des services secrets algériens.

Aujourd’hui encore, son pouvoir de nuisance est grandissant, mais il semble oublier qu’un agneau est un agneau. Il finira un jour sur un croc de boucher. Et surtout, que vis à vis de son maître, comme dit l’adage, quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage…