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1er NOVEMBRE : le62e anniversaire du déclenchement de la révolution Algérienne

mardi 1er novembre 2016, par karim

L’Algérie célébre le 62e anniversaire du déclenchement de la révolution armée de Novembre 1954, qui allait donner sept ans plus tard l’indépendance aux Algériens.

Cette date et celle du 5 juillet 1962 restent les actes fondateurs de l’Algérie post-coloniale. Les massacres de Sétif, Kherrata et Guelma en mai 1945 furent le prélude et le détonateur de ce qui allait suivre.

C’est dans la clandestinité la plus totale que 22 Algériens, militants actifs et tous issus du mouvement national, le PPA/MTLD, et l’OS, une structure paramilitaire créée en 1947 au congrès de Zeddine et chargée de préparer la lutte armée, préparaient ce qui allait donner naissance, un 1er novembre 1954, à un soulèvement généralisé, que la presse coloniale considérait, avec mépris, comme étant des actes de banditisme des plus saugrenus. Vingt-deux hommes qui allaient se mesurer, à l’époque, à la troisième puissance militaire mondiale et tenter de mettre fin à 125 années de domination coloniale.

Les « 22 » passent à l’action et créent, dans la foulée, le FLN qui allait devenir le bras politique de leur mouvement. Ils décident de choisir la date du 1er novembre, correspondant à la fête de la Toussaint (fête des morts, Ndlr), pour ébranler la quiétude des colonisateurs. Le 1er novembre 1954, à 01h précisément, des attentats sont perpétrés simultanément dans toute l’Algérie. Trente au total, d’Oran jusqu’à la frontière tunisienne. A Alger, des bombes explosent à l’usine de gaz et à la maison de la Radio. Mais elles n’ont fait que peu de dégâts. A Blida et à Boufarik, on signale des attaques, manquées, contre des casernes. A Boufarik, la coopérative d’agrumes et le stock d’alfa de Baba Ali sont incendiés.

Dans l’Oranie, différentes fermes sont attaquées, une voiture 4 CV est brûlée à Cassaigne ; un mort et plusieurs blessés sont déplorés. En Kabylie, le dépôt de liège de Bordj Menaïel est incendié, et l’on relève un mort et des dégâts importants. Des gendarmes sont également attaqués à Tizi Ouzou, outre des incendies.

Dans le Constantinois, des rafales de mitraillettes ciblent des casernes et le poste de police à Condé Smendou, au Khroub. Dans les Aurès, enfin, outre l’autocar d’Arris, deux casernes sont attaquées à Batna ; deux sentinelles sont tuées. A Khenchela, le commandant d’armes est abattu. Le poste de gendarmerie de Tkout est, quant à lui, totalement isolé. Partout, des poteaux télégraphiques sont sciés, des câbles électriques sectionnés.

La simultanéité des opérations, le choix méticuleux des objectifs et l’étendue du mouvement sur tout le territoire ne laissent planer aucun doute : il s’agit d’une action de rébellion conçue, organisée et exécutée par un groupe coordonné et relativement puissant. Deux ans plus tard, le petit groupe de combattants laisse place à une véritable armée nationale qui combat l’ennemi à travers tout le pays.

En 1962, l’indépendance de l’Algérie est déclarée, après sept années de guerre féroce. Trois ans plus tard, le premier président, Ahmed Ben Bella, est déposé par son chef d’état-major et ministre de la Défense, le colonel Houari Boumediene. Ce dernier garda la même structure politique du pays, à savoir le parti unique, les orientations socialistes et le non-alignement par rapport aux deux superpuissances, les USA et l’URSS.

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